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Crise au sein du CPT : initiatives parallèles et luttes d’influence à l’approche du 7 février

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    Amitié FM
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

À quelques jours de l’échéance du 7 février, date marquant la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), la scène politique haïtienne demeure dominée par l’incertitude et la fragmentation.


Incapables de dégager un consensus clair sur l’avenir de la transition, les principaux acteurs multiplient les initiatives parallèles, exposant au grand jour les divisions internes et l’impasse politique persistante.


Selon des informations concordantes, plusieurs membres influents du CPT, dont Leslie Voltaire , Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles se sont récemment réunis à l’hôtel Montana, à Pétion-Ville.


Cette rencontre aurait porté sur des scénarios permettant au CPT de se maintenir au pouvoir au-delà de la date butoir, malgré les critiques internes, les réticences d’une partie de la classe politique et les signaux de plus en plus fermes de la communauté internationale.


Dans le même temps, Laurent Saint-Cyr, autre conseiller-président, mènerait des démarches distinctes auprès d’un groupe politique concurrent.


L’objectif serait d’obtenir un soutien au prolongement de la transition actuelle, garantissant ainsi la survie politique de l’équipe en place et la conservation de certains postes stratégiques.


Ces tractations informelles traduisent une lutte d’influence croissante au sein même du CPT.


Parallèlement, une autre initiative a émergé à l’hôtel Oasis, réunissant des figures politiques et institutionnelles telles que Jeantel Joseph, Jean Renel Sénatus, Desras Simon Dieuseul et Annibal Coffy.


Ce groupe travaillerait à l’élaboration d’une alternative, fondée sur un nouvel arrangement de gouvernance transitoire censé faciliter une sortie de crise.


Ces démarches concurrentes soulignent l’incapacité des acteurs haïtiens à s’accorder sur une voie commune, alors que le risque d’un vide institutionnel ou d’une transition prolongée sans base consensuelle inquiète la population.


La menace de sanctions ciblées évoquée par les États-Unis renforce la pression, sans toutefois freiner les manœuvres en cours.


À l’approche du 7 février, l’avenir de la transition reste suspendu à un fragile équilibre entre calculs politiques et exigence de stabilité nationale.

F.L.

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