Une démocratie électorale à deux vitesses serait un échec national
- Amitié FM

- il y a 5 jours
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À moins de quatre mois des élections du 13 décembre 2026, Haïti fait face à une menace qui dépasse largement la question de l’organisation matérielle du scrutin.
Dans plusieurs communes de l’Ouest et de l’Artibonite, l’insécurité prive déjà des citoyens de centres d’inscription.
Peut-on sérieusement parler d’élections libres lorsque certains Haïtiens sont empêchés, de fait, d’exercer leur droit politique ?
Laisser cette situation perdurer reviendrait à accepter que les groupes armés déterminent qui peut s’inscrire, qui peut voter et, indirectement, quels territoires comptent dans la démocratie nationale.
Ce serait leur permettre de redessiner la carte électorale du pays.
Le CEP doit sortir du silence et expliquer, commune par commune, comment il entend garantir l’inscription et le vote de tous.
Le gouvernement doit, lui aussi, assumer ses responsabilités sécuritaires.
Le 13 décembre, la crédibilité du scrutin se jouera sur un principe non négociable : un citoyen, une voix, partout en Haïti.



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