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Les réseaux sociaux et la voix de l’intellectuel

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    Amitié FM
  • il y a 24 heures
  • 1 min de lecture
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Face à la transformation accélérée de l’espace public, une question s’impose : la voix de l’intellectuel a-t-elle encore un poids dans un monde saturé de flux, de polémiques instantanées et d’algorithmes qui effacent la nuance ?


Le J’accuse de Zola résonne aujourd’hui comme un rappel : une parole forte, fondée sur des faits et portée par une conscience, peut bouleverser l’ordre établi.


Mais cette parole doit désormais se frayer un chemin dans un environnement où le vacarme des opinions, des indignations éphémères et des « vérités alternatives » menace de noyer toute voix singulière.


Pourtant, ce constat ne doit pas conduire au pessimisme. L’intellectuel n’a pas disparu : il s’est déplacé. Il n’est plus seulement le grand écrivain isolé, mais aussi le chercheur qui vulgarise, le collectif qui enquête, la plateforme indépendante qui documente.


Le modèle de « l’intellectuel collectif » n’est pas une illusion : il correspond à la réalité d’un monde où la légitimité se construit moins dans la verticalité que dans la coopération.


Comment en débattre ? En réaffirmant la valeur du temps long, de la vérification, du dialogue raisonné. En exigeant des espaces médiatiques, universitaires, numériques où la pensée puisse se développer sans être immédiatement happée par la logique de l’affrontement. En reconnaissant enfin que, dans une démocratie, la voix de l’intellectuel ne vaut pas par son autorité mais par sa capacité à éclairer, à relier, à donner sens.


Le défi n’est donc pas de restaurer l’âge d’or d’une parole solitaire, mais d’inventer les conditions d’une intelligence partagée. C’est peut-être là, aujourd’hui, le véritable héritage de Zola.

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Fritz Laventure

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