L’échec collectif du CPT
- Amitié FM

- 4 févr.
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Présenté comme une réponse consensuelle à l’impasse politique, le Conseil présidentiel de transition (CPT) devait incarner une rupture avec les pratiques d’exclusion et d’improvisation qui minent l’État. Issu des « secteurs nationaux » et soutenu par la CARICOM, il portait la promesse d’une gouvernance partagée, capable de restaurer un minimum de stabilité. Cette promesse n’a pas été tenue.
Le CPT a exercé le pouvoir sans véritable contrepoids. L’absence d’une opposition structurée relevait d’une intégration quasi totale des forces partisanes, économiques et sociales au sein même du dispositif. Gouvernements successifs, instances de décision, réseaux d’influence : tout ou presque gravitaient autour du CPT. Dans ces conditions, l’échec ne peut être imputé à un cercle restreint. Il est fondamentalement collectif.
La responsabilité incombe aux membres du Conseil, mais aussi à ceux qui, en amont et en aval, ont conçu, validé et soutenu ce mécanisme, parfois au nom du pragmatisme, souvent au prix de la cohérence et de l’exigence démocratique. L’accompagnement international, loin de corriger les dérives, a contribué à figer un système inefficace.
À l’approche du 7 février, la fin de mandat du CPT apparaît inéluctable.
Les velléités de prolongation se heurtent à l’épuisement du soutien national et à la lassitude des partenaires internationaux.
Le pays se dirige vers une nouvelle transition inquiétante, alors que la précédente a aggravé la crise au lieu de la résorber.
Sans une remise en question profonde des méthodes et des responsabilités, toute transition future risque de n’être qu’un recommencement stérile.






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