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Hubert De Ronceray et son diagnostic précoce du déclin haïtien

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • il y a 4 jours
  • 1 min de lecture
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Il y a des textes qui traversent le temps comme des avertissements que personne n’a voulu entendre. Celui d’Hubert De Ronceray, en 1972, appartient à cette catégorie.


Loin d’être une simple analyse politique, c’est un diagnostic implacable d’un pays coincé entre des forces internes destructrices et une hostilité internationale souvent voilée, parfois assumée.


Quand De Ronceray évoquait un « avenir bloqué à l’intérieur par des égoïsmes irréconciliables », il décrivait la fragmentation des élites, les querelles intestines et la guerre d’intérêts qui, encore aujourd’hui, paralysent l’État.


Et lorsqu’il parlait d’un « racisme à visage découvert » venu de l’extérieur, il dénonçait ces relations internationales asymétriques qui condamnent Haïti à l’assistance humanitaire plutôt qu’au développement économique durable.


Ce qui glace le plus, c’est son avertissement sur la destruction des institutions éducatives et la « noyade » des élites.


Il avait compris que l’effondrement de l’école est le début d’un effondrement national, et qu’un pays qui gaspille sa jeunesse se condamne lui-même à l’inexistence sur la scène mondiale.


Aujourd’hui, alors que l’insécurité, la misère et la fuite des cerveaux redessinent brutalement le destin d’Haïti, relire De Ronceray n’est pas un exercice académique : c’est un miroir impitoyable.


La survie d’un peuple dépend de la qualité de ses élites, de leur vision, de leur courage, de leur capacité à refuser la médiocrité. Voilà ce qui peut encore empêcher Haïti de disparaître de la carte morale du monde.


Relire De Ronceray, c’est se regarder en face et prendre enfin la mesure de ce qu’il reste à sauver.

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Fritz Laventure

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