Espèce en péril, profits records : le scandale silencieux des civelles en Haïti
- Amitié FM

- il y a 6 jours
- 1 min de lecture

Les civelles, bébés anguilles translucides très prisées en Asie, font l’objet d’un trafic florissant en Haïti, où leur pêche n’est ni réglementée ni contrôlée.
Alors que l’espèce est classée « en danger » par l’UICN, ces « tizangi » se vendent quelques billets aux embouchures des rivières, avant d’être exportées pour des milliers de fois plus, alimentant un marché opaque dominé par les gangs et des personnalités politiques influentes.
Selon l’ONU, ce secteur « peu réglementé » facilite blanchiment d’argent et extorsion, dans un pays déjà gangrené par la criminalité.
L’Union européenne et le Panama souhaitent désormais que la Cites restreigne le commerce mondial des anguilles, une décision attendue le 24 novembre.
Le gouvernement haïtien assure avoir réduit les prélèvements, tout en reconnaissant le manque de données fiables.
Pendant ce temps, les pêcheurs, payés à peine 1 dollar le kilo, passent des nuits entières pieds nus dans l’eau, au péril de leur vie, pour une ressource en voie d’épuisement.

Fritz Laventure





Commentaires