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« Ce qui est arrivé à Maduro peut arriver à d’autres » : la menace de Trump qui devrait inquiéter les membres du CPT

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • 4 janv.
  • 2 min de lecture


L’arrestation spectaculaire de Nicolás Maduro par un commando américain marque un tournant brutal dans l’ordre international.


En affirmant, triomphant, que « ce qui est arrivé à Maduro peut arriver à d’autres », Donald Trump ne se contente pas de célébrer une opération militaire audacieuse : il adresse une mise en garde globale, aux accents impériaux assumés.


Qui sont ces « autres » ? Officiellement, Washington vise les régimes accusés de narcotrafic, de corruption ou d’atteintes aux droits humains.


Dans les faits, le message est plus large. Il s’adresse à tous ceux qui, dans l’hémisphère occidental, contestent l’hégémonie américaine ou se rapprochent trop étroitement des rivaux stratégiques des États-Unis, au premier rang desquels figurent la Chine et la Russie.


La résurgence de la doctrine Monroe consacre une vision du monde où la force prime sur le droit et où la souveraineté devient conditionnelle.


Les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) en Haïti, et plus largement les élites politiques du continent américain, doivent s’interroger.


Cette opération crée un précédent lourd de conséquences : celui de l’arrestation extraterritoriale d’un chef d’État en exercice, sans mandat international.


Certes, le régime de Maduro était contesté, affaibli et largement décrié. Mais la fin ne justifie pas tous les moyens.


En se félicitant de l’arrivée imminente des grandes compagnies pétrolières américaines, Donald Trump révèle l’autre visage de cette opération : économique et stratégique. Le Venezuela « libéré » devient aussi un Venezuela exploité.


Au-delà de Caracas, c’est désormais La Havane qui est ouvertement menacée par Marco Rubio, ainsi que Bogotá et, demain peut-être, d’autres capitales, comme Port-au-Prince.


D’ailleurs, les États-Unis avaient déjà imposé des restrictions de visa à Fritz Alphonse Jean, membre du Conseil présidentiel de transition d’Haïti, l’accusant de soutenir des gangs.


Jean a rejeté ces accusations, affirmant que des menaces de sanctions et d’annulation de visas ont visé des membres du Conseil dès qu’ils ont envisagé de remplacer le Premier ministre. Des messages attribués à l’ambassadeur des États-Unis, rendus publics, laissent entendre que Washington l’aurait averti de cesser toute tentative de renversement.


Dans l’un de ces échanges, le message est explicite :

« Je comprends que vous faites partie d’un groupe travaillant à renverser le gouvernement. Washington partage cette analyse. Si vous et votre famille tenez à vos relations avec les États-Unis, je vous demande instamment de mettre fin à toute initiative visant à écarter le Premier ministre et de publier le décret électoral comme convenu. Ce n’est pas le moment de tester la détermination des États-Unis. Merci. »


L’Amérique de Trump bombe le torse, convaincue de sa toute-puissance. Reste une question essentielle : un monde gouverné par la menace permanente et l’intervention unilatérale sera-t-il réellement plus sûr, plus libre et plus juste ?


F. L

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