La fin imminente du CPT et l’épreuve de la responsabilité du Premier ministre
- Amitié FM

- il y a 2 jours
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La chute du Conseil présidentiel de transition (CPT) apparaît désormais comme une évidence politique.
Né de l’accord du 3 avril avec la promesse de remettre Haïti sur les rails de la transition, le CPT aura surtout incarné l’improvisation et la dérive.
Aucun des objectifs structurants n’a été atteint, tandis que les scandales et les soupçons de corruption ont progressivement sapé sa crédibilité.
Le fait que trois de ses membres soient sanctionnés par les États-Unis pour des liens présumés avec les gangs a achevé de transformer l’institution en symbole de faillite morale et politique.
La tentative de cinq signataires de limoger le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, en dépit des avertissements explicites de la communauté internationale, a sonné comme un acte de défi suicidaire.
Cette manœuvre, loin de renforcer le CPT, a précipité sa marginalisation.
Aujourd’hui, la page du CPT se tourne dans le discrédit. Mais cette chute transfère tout le poids de la transition sur les épaules du Premier ministre.
Fort du soutien international, Alix Didier Fils-Aimé est désormais placé devant une obligation de résultats : accélérer les réformes, déployer efficacement la force anti-gangs et créer les conditions d’élections crédibles.
Le moment est à la responsabilité historique. L’effondrement du CPT doit servir de leçon : sans gouvernance intègre, sans vision claire et sans courage politique, aucune transition ne peut réussir.
Le Premier ministre est désormais seul face à ce test décisif : réussir là où le CPT a échoué ou laisser le pays s’enfoncer davantage dans l’impasse.





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