Élections en Haïti et insécurité
- Amitié FM

- 19 juil.
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Haïti, après dix ans sans élection, lance enfin tout son processus électoral.
Pourtant, ce geste institutionnel reste un leurre tant que la sécurité n'est pas durablement rétablie.
Les 316 partis enregistrés illustrent une fragmentation politique préoccupante, et ne peuvent satisfaire le critère des 30 000 membres.
Mais l'écueil majeur réside ailleurs : l'emprise des gangs sur les quartiers et axes routiers rend le scrutin véritablement impossible.
Organiser des élections sans garanties sécuritaires, c'est mettre la charrue avant les bœufs.
Le pire serait de voir les chefs criminels, qui envisagent de transformer leurs organisations en partis, légaliser leur pouvoir par les urnes.
Sans démantèlement des groupes armés, le vote ne restaurera pas la démocratie ; il consacrera l'emprise des bandes.
L'urgence est sécuritaire, non procédurale.
La communauté internationale doit aider au rétablissement de l'ordre avant toute consultation électorale, faute de quoi le scrutin deviendrait une farce tragique.





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