À l’ONU, Alix Didier Fils-Aimé plaide pour un passage de « l’aide à l’investissement » en Haïti


À la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a livré un plaidoyer en faveur d’un engagement international renforcé pour accompagner Haïti dans sa lutte contre l’insécurité, l’organisation des élections et la relance économique.
Rappelant qu’Haïti est un membre fondateur de l’ONU, le chef du gouvernement a inscrit son intervention dans l’héritage de la révolution haïtienne et de figures comme Toussaint Louverture, affirmant que le pays « est debout » malgré la violence des gangs.
Le Premier ministre a salué le soutien du Conseil de sécurité, de la CARICOM, de l’OEA, de l’Union européenne ainsi que des États-Unis, du Canada, de la France et du Mexique.
Il a insisté sur la nécessité de renouveler le mandat de la Force de répression des gangs et d’atteindre son effectif prévu de 5 500 membres.
Présentant les priorités de son gouvernement, M. Fils-Aimé a mis en avant le recrutement de policiers et de soldats, la réforme de la justice avec l’entrée en vigueur des nouveaux codes pénaux en 2027 et la création d’un Fonds pour les dividendes de la paix.
Sur le plan économique, il a appelé à un « changement de paradigme » : passer « de l’aide à l’investissement », saluant la prolongation jusqu’en 2028 de la loi américaine HOPE/HELP tout en souhaitant son extension de dix ans.
Enfin, il a réaffirmé son engagement à conduire la transition jusqu’aux élections, promettant que l’avenir d’Haïti se décidera « par un bulletin de vote, dans les urnes ».





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