"Toute nanœuvre destabilisatrice entraînera des sanctions", l'avertissement des États-Unis aux dirigeants haïtiens
- Jeff Rinvilien

- 19 nov.
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Le sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau a lancé ce mercredi un avertissement sans équivoque, déclarant que « toute personne qui entravera la voie d’Haïti vers la stabilité politique doit s’attendre à des conséquences », notamment des révocations de visas. Il rappelle que « les gangs criminels terrorisent Haïti depuis des années » et que la situation « s’est aggravée la semaine dernière », au point de susciter des appels à une guerre ouverte contre l’État central.
Dans sa publication, Landau affirme que les États-Unis, ainsi que plusieurs partenaires internationaux, en ont « assez de la violence et de la destruction causées par les gangs, ainsi que des querelles politiques ». Il exhorte les responsables haïtiens à « s’unir face à une menace commune », soulignant que le pays n’a plus de marge pour des calculs internes.
Cet avertissement ferme intervient alors que le Conseil présidentiel de transition multiplie les tractations pour accroître son contrôle sur l’exécutif à l’approche du 7 février 2026, date de l’expiration de son mandat. Les débats internes se concentrent sur l’idée de remplacer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, pourtant perçu comme un élément stabilisateur dans un gouvernement fragilisé.
Dans les coulisses du CPT, les noms d’Arnoux Descardes et d’Alfred Fils Métellus reviennent avec insistance comme options pour la Primature. Mais l’intervention de Landau remet en question ces ambitions, laissant entendre qu’un changement précipité serait interprété comme une manœuvre politique risquant d’aggraver la crise.

PLR





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