Thomas Sankara : un monument de résistance culturelle
- Amitié FM

- 16 oct.
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Le président du Burkina Faso poussa le vêtement au rang d’arme politique. À la tribune de l’OUA en 1987, il lança : « Faisons que le marché africain soit le marché des Africains », et présentait avec fierté son costume vert cousu localement, sans aucun fil importé.
Arrivé au pouvoir en 1983, Sankara instaura le Faso Dan Fani comme uniforme national pour les fonctionnaires, obligeant l’État à produire, tisser et confectionner son propre textile.
Cette mesure, mêlant symbolisme et économie, visait à rompre avec la dépendance occidentale et à promouvoir un souverainisme culturel.
Même après son assassinat en 1987, son héritage vestimentaire persiste : le pagne national connaît un renouveau, porté par des ministres, des créateurs et la jeunesse.
Sankara reste aujourd’hui un monument de résistance culturelle.

Fritz Laventure





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