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Sécurité et Élections : Me André Michel met en garde contre un échec annoncé

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • 1 févr.
  • 2 min de lecture
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Dans une récente déclaration, Me André Michel, porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire et signataire de l'Accord du 21 décembre, a vivement critiqué l'annonce faite par Leslie Voltaire, président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), concernant la tenue des élections générales en Haïti autour du 15 novembre 2025. Me Michel a souligné que « les départements de l'Ouest et de l'Artibonite représentent 57 à 60 % de l'électorat national ». Il estime qu'il est inconcevable d'organiser des élections en négligeant une si grande partie de la population.


La configuration de l'électorat haïtien est en effet dominée par ces deux départements, qui abritent une majorité significative des électeurs. Toute tentative d'organiser des élections sans garantir la participation effective de ces régions risque de compromettre la légitimité du processus électoral.


Par ailleurs, la crise sécuritaire et politique actuelle en Haïti constitue un obstacle majeur à l'organisation d'élections libres et équitables. Selon un rapport de Reuters, plus d'un million d’Haïtiens sont déplacés en raison des violences des gangs, et environ la moitié de la population souffre de la faim. Les gangs armés contrôlent une grande partie de la capitale, rendant difficile la tenue d'un scrutin sécurisé.


Me André Michel a également pointé du doigt l'échec du CPT depuis sa mise en place, affirmant que « 9 mois après son installation, le CPT a piteusement échoué. Les chiffres et les faits sont là pour le prouver. Plus de 5 600 personnes assassinées et plus d'un million de déplacés sous le règne du CPT en 2024. Les gangs ont conquis plus de territoires qu'avant. » Il appelle à une reconfiguration du CPT et de la transition, estimant que des changements structurels sont nécessaires pour sortir le pays de l'impasse actuelle.


En outre, le scandale de corruption impliquant trois conseillers présidentiels du CPT, accusés d'avoir exigé 100 millions de gourdes du directeur général de la Banque Nationale de Crédit (BNC) en échange de son maintien en poste, a terni davantage l'image du conseil. Me André Michel a exprimé sa position sur l'avenir du CPT, suggérant que des mesures drastiques sont nécessaires pour restaurer la confiance du public. Il a déclaré que : « La reconfiguration du CPT et de la transition s'impose. »

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PLR

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