Suspension de l'aide militaire américaine à l’Ukraine : Moscou salue une avancée vers la paix
- Amitié FM

- 4 mars 2025
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Le Kremlin a réagi favorablement à l’annonce de la suspension de l’aide militaire américaine à l’Ukraine, qualifiant cette décision de « meilleure contribution » possible à un processus de paix. Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a souligné que cette pause dans les livraisons d’armes pourrait inciter Kiev à engager des discussions en faveur d’un règlement du conflit. Bien que les détails de cette suspension restent encore flous, Moscou considère ce revirement comme un tournant potentiel dans la guerre en Ukraine, où l’appui militaire des États-Unis a été déterminant jusqu’à présent.
Cette décision a été communiquée lundi soir par un haut responsable américain sous couvert d’anonymat, expliquant qu’un réexamen de l’aide était en cours afin d’évaluer son impact sur une résolution du conflit. Ce gel suscite des inquiétudes au sein de l’armée ukrainienne, qui craint une diminution de ses capacités face aux forces russes. Pour Moscou, une telle évolution pourrait modifier considérablement la dynamique sur le terrain, bien que le Kremlin attende encore de voir comment la situation évoluera concrètement.
Par ailleurs, Dmitri Peskov a abordé la possibilité d’une relance des relations entre Washington et Moscou, évoquant la nécessité de lever les sanctions américaines qui pèsent sur l’économie russe. Selon lui, toute tentative de « normalisation » devra passer par la suppression de ces restrictions, perçues comme un obstacle majeur à une coopération bilatérale. Les discussions lancées en Arabie saoudite en février entre les deux puissances auraient déjà ouvert la voie à un éventuel rapprochement dans plusieurs domaines stratégiques, notamment économiques et énergétiques.
L’économie russe, fragilisée par trois années de guerre et les sanctions occidentales, dépend de plus en plus de l’industrie militaire. Malgré des efforts pour contourner certaines restrictions, le poids des sanctions sur les banques et les entreprises pétrolières reste significatif.

PLR





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