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Solino, Delmas 30, Nazon : un retour fragile dans des quartiers réduits en ruines

  • Photo du rédacteur: Jeff Rinvilien
    Jeff Rinvilien
  • 28 août 2025
  • 1 min de lecture
Photo tirée de Google
Photo tirée de Google

Les quartiers de Solino, Delmas 30 et Nazon offrent aujourd’hui un spectacle de désolation. Maisons calcinées, rues désertées, intérieurs saccagés… Les rares habitants qui osent témoigner parlent d’un pillage systématique. « Tout a été volé, même les portes », raconte un ancien résident.


Dans des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, l’on aperçoit aussi des équipes de la mairie de Delmas procédant au nettoyage des rues, jusqu’à Carrefour Résistance, communément appelé Carrefour Aéroport. Une opération qui vise à redonner un semblant d’ordre, mais qui ne suffit pas à rassurer les déplacés.


Car, en parallèle, les bandes armées laissent entendre que les familles peuvent regagner leurs foyers. Pour le syndicat de la Police nationale (SPNH-17), il ne s’agit toutefois que d’une stratégie de communication. « Ce n’est pas un retour à la paix, c’est une manœuvre démagogique », avertit-il.


Malgré cette méfiance, plusieurs déplacés expriment leur volonté de revenir, réclamant à travers leur slogan « Yon ti chans, geto yo vle reviv » le droit de vivre dans la dignité. Mais sans garanties de sécurité ni soutien réel de l’État, ce retour demeure incertain. Les précédents, comme celui de Carrefour-Feuilles où les habitants avaient été chassés une seconde fois, entretiennent la peur.


À Solino comme ailleurs, l’absence de l’État laisse le champ libre aux groupes armés, qui fixent leurs règles et décident du sort des familles. Entre espoir et crainte, les déplacés restent prisonniers d’une paix précaire, suspendue à la justice, à la sécurité et à une véritable reconstruction.

Jeff Rinvilien

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