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Sans sécurité, le droit de vote risque de rester une promesse théorique

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • il y a 2 heures
  • 1 min de lecture

Après plus d’une décennie sans élections nationales, Haïti s’apprête à renouer avec les urnes, mais l’insécurité menace de nouveau cette fragile perspective.


Comment parler d’élections libres lorsque des populations entières vivent sous la menace des groupes armés ? Comment demander aux citoyens de voter lorsque leur sécurité, celle des candidats et des agents électoraux n’est pas garantie ?


L’attaque meurtrière de Kenscoff rappelle brutalement la vulnérabilité de certaines zones et les limites des dispositifs sécuritaires.


La Police nationale d’Haïti et la Force de répression des gangs devront démontrer leur capacité à protéger le processus électoral.


Mais organiser des élections dans un contexte dangereux ne signifie pas seulement sécuriser les bureaux de vote. Il faut également prévenir les intimidations, les déplacements forcés et les violences politiques.


Le temps presse. Les autorités doivent agir avec réalisme et fermeté. Car sans sécurité, le droit de vote risque de rester une promesse théorique plutôt qu’une réalité nationale.

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