Ronald Gabriel alerte sur les dangers d’un choc pétrolier mondial pour l’économie haïtienne
- PLR

- il y a 5 jours
- 1 min de lecture

Une crise géopolitique à des milliers de kilomètres peut rapidement produire des secousses économiques en Haïti. C’est le constat mis en avant par le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, Ronald Gabriel, lors du « Mercredi de Réflexion » organisé le 6 mai 2026 par la Banque Interaméricaine de Développement.
Au cours de cette rencontre, les économistes Jean Marie Cayemitte et Jean Gardy Victor ont présenté une étude consacrée aux conséquences du choc pétrolier international sur l’économie haïtienne. Selon la publication de Ronald Gabriel, cette analyse examine notamment « le rôle stratégique du Détroit d’Ormuz dans l’approvisionnement énergétique mondial » ainsi que « la transmission des tensions internationales vers les prix du pétrole ».
Les chercheurs ont également évalué les répercussions possibles sur « le taux de change, l’inflation et les réserves de change », dans un contexte où Haïti demeure fortement dépendante des importations énergétiques. Les conclusions de l’étude montrent que les économies importatrices nettes d’énergie restent particulièrement exposées aux turbulences internationales.
La BRH estime que le taux de change représente « l’un des principaux canaux de transmission d’un choc pétrolier international » dans le cas haïtien. L’institution avertit aussi que les tensions sur les marchés énergétiques peuvent rapidement devenir « un enjeu de stabilité macroéconomique » pour le pays.
À travers cette réflexion, Ronald Gabriel défend le renforcement de la recherche économique et de la surveillance macrofinancière afin d’anticiper les risques externes. Il souligne également l’importance des « scénarios prospectifs » pour aider les autorités à mieux préparer l’économie nationale face aux crises internationales.





Commentaires