Relire L’Étranger à la lumière d’aujourd’hui
- Amitié FM

- 29 oct. 2025
- 1 min de lecture

Chef-d’œuvre incontournable d’Albert Camus, L’Étranger continue, plus de quatre-vingts ans après sa parution, à fasciner et à diviser.
Adapté cette semaine au cinéma par François Ozon, avec Benjamin Voisin, le roman retrouve une brûlante actualité.
Derrière l’écriture sobre et le détachement de Meursault, qui ne pleure pas sa mère et tue “un Arabe”, se cache une réflexion vertigineuse sur l’absurde et sur la conscience coloniale.
En choisissant d’ouvrir son film sur la phrase “J’ai tué un Arabe”, Ozon confronte le spectateur à l’effacement de la victime, rappelé en 2014 par Kamel Daoud dans Meursault, contre-enquête.
Entre mémoire, culpabilité et oubli, L’Étranger demeure un miroir troublant de la relation franco-algérienne.
Plus qu’un roman, c’est une interrogation universelle sur la responsabilité et “la tendre indifférence du monde”.

Fritz Laventure





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