Pour une écologie décoloniale en Haïti

Parler d’écologie en Haïti ne peut se limiter à planter des arbres ou à gérer les déchets. Il faut interroger l’histoire.
La déforestation, l’érosion des sols et la vulnérabilité climatique s’inscrivent dans un héritage colonial qui a organisé l’exploitation des terres au détriment des populations.
Une écologie décoloniale invite à rompre avec cette logique.
Elle valorise les savoirs paysans, les pratiques communautaires et les traditions qui ont longtemps permis de préserver les ressources. Elle exige aussi que les politiques environnementales ne soient pas dictées uniquement par des agendas extérieurs, mais construites avec les collectivités, les agriculteurs, les pêcheurs et les gardiens du patrimoine.
Face aux ouragans, aux sécheresses et à l’insécurité alimentaire, Haïti doit faire de la justice écologique un projet national.
Décoloniser l’écologie, c’est restaurer le lien entre territoire, culture et souveraineté afin de bâtir un avenir durable fondé sur la dignité et la responsabilité collective.



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