Philosophie de la ménopause
- Amitié FM

- il y a 2 jours
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Dans son essai Philosophie de la ménopause, Gloria Origgi s'attaque à un tabou persistant : une expérience vécue par des millions de femmes reste largement impensée.
La philosophe constate que, contrairement à la maternité ou aux menstruations, la fin de la fertilité n'a pas été investie par les luttes féministes, comme si elle renvoyait à une forme d'invisibilité sociale.
Cet "impensé" constitue, selon elle, une double injustice.
Une injustice testimoniale, car les femmes rapportant leurs maux ne sont pas jugées crédibles, et une injustice herméneutique, faute de concepts pour nommer cette métamorphose.
Ce silence, renforcé par une médicalisation parfois réductrice, laisse des millions de femmes seules face à une transformation qui touche pourtant "toutes les femmes", quelles que soient leur origine ou leur situation.
Pour Origgi, la ménopause ne doit plus être réduite à un déclin hormonal, mais envisagée comme une "rupture de l'équilibre hormonal" qui interroge l'identité même de la femme.
Loin d'un simple constat, il s'agit d'une invitation à repenser le vieillissement et à envisager cette période comme un nouveau départ, où le moi se reconstruit.




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