Pays-Bas : l’État reconnaît enfin le « traumatisme esclavagiste » dans la santé publique
- Amitié FM

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C’est une première historique qui s’est jouée à La Haye ce 13 février. Sur la base d’une étude clinique de l’Université d’Amsterdam, le gouvernement néerlandais admet que l’esclavage a laissé des séquelles physiques et mentales durables chez les descendants.
Le rapport « Slavernij en Gezondheid » met en lumière un traumatisme transgénérationnel se manifestant par un stress chronique lié au racisme structurel, une méfiance envers le système de soin et des inégalités d’accès aux traitements. Hypertension, diabète ou anxiété sévère : le passé a muté en pathologies concrètes.
En réponse, le ministère de la Santé annonce la création en mars d’un groupe d’experts chargé de « décoloniser l’hôpital ». Un premier pas salué par les associations, mais qui reste suspendu aux prochaines élections. La Haye valide la science, mais renvoie les décisions budgétaires à ses successeurs. La reconnaissance est acquise ; la guérison, elle, attendra.






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