Paraison revendique ses premiers résultats à la tête de la PNH et annonce des initiatives rassurantes
- Jeff Rinvilien

- il y a 22 heures
- 2 min de lecture

Vladimir Paraison a présenté vendredi un bilan de ses cent premiers jours, insistant sur les avancées obtenues malgré un contexte sécuritaire hostile. Il a affirmé que « le défi était énorme », rappelant qu’à son arrivée trois départements étaient en rouge et deux autres en orange.
Le directeur général se félicite du retour d’un semblant d’ordre dans plusieurs zones stratégiques du centre-ville, où la police dit avoir « récupéré le centre-ville de Port-au-Prince ». Il assure que des points fixes, des patrouilles et le dégagement de circuits auparavant contrôlés par les gangs témoignent d’un « début de reprise d’autorité ».
Dans son bilan, Paraison a mis en avant la situation de l’Artibonite, où les avancées restent fragiles. Il a reconnu que la zone n’est « pas pacifiée à 100% », tout en signalant une reprise d’activités à Désarmes, l’Estère et Pont-Sondé, malgré les incendies criminels imputés au gang de Savien.
Le chef de la police a particulièrement insisté sur la mutation du type de combat auquel l’institution est confrontée, expliquant que la PNH « n’a jamais été préparée pour le combat urbain ». Il souligne que les gangs, mieux structurés et financés, « savent ce qu’ils font », ce qui impose une transformation rapide des méthodes d’intervention.
Paraison annonce que la PNH bénéficie désormais d’un nouveau cycle de formation, remanié pour intégrer les réalités des guérillas urbaines et des opérations en terrain ouvert. Il précise avoir « révisé le curriculum de formation » et introduit des outils de contrôle comme le polygraphe pour renforcer la crédibilité des unités spécialisées.
Enfin, il a confirmé que les locaux de la Direction départementale de l’Ouest 2 seront installés à Croix-des-Bouquets, au cœur d’un territoire longtemps dominé par le gang 400 Mawozo, assurant que « DDO-2 sera bientôt à Croix-des-Bouquets ». Paraison admet que la reconstruction des commissariats détruits, l’acquisition de blindés adaptés et l’augmentation des effectifs restent indispensables pour un retour durable de la population dans les quartiers abandonnés.

PLR





Commentaires