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ONU : Magalie Habitant, une figure centrale du nexus entre gangs et milieux politiques

Photo du rédacteur: Trabaj0 Remoto
Trabaj0 Remoto
7 oct.
2 min de lecture

Magalie Habitant est présentée par le Groupe d’experts des Nations unies comme une figure importante du « nexus » entre les gangs, les responsables politiques, les milieux économiques et certains acteurs de sécurité en Haïti. Son nom apparaît une nouvelle fois dans le rapport final publié en septembre 2026.

 

Le Groupe d’experts la décrit comme une « intermédiaire clé » entre les gangs et leurs soutiens économiques et financiers.

 

Cette fonction d’intermédiation, selon les enquêteurs, permettrait de faciliter les communications, les transactions et différentes formes de soutien aux groupes armés.

 

Cette description reprend les conclusions développées dans le précédent rapport du Groupe d’experts. Celui-ci soulignait déjà le rôle des intermédiaires dans le maintien des relations entre acteurs politiques, économiques, sécuritaires et groupes armés.

 

Magalie Habitant y était présentée comme une intermédiaire de longue date entre ces différents milieux.

 

Le rapport de 2025 indiquait également qu’elle avait été arrêtée par la Police nationale d’Haïti en janvier 2025 pour complot criminel et financement de gangs armés.

 

Selon les informations recueillies par les enquêteurs, une investigation policière avait conclu à son implication dans le financement de l’alliance Viv Ansanm.

 

Le Groupe d’experts s’était également intéressé à ses déplacements internationaux et à ses éventuels avoirs à l’étranger.

 

Il indiquait qu’elle avait effectué plus d’une centaine d’entrées et sorties des États-Unis au cours des dix années précédentes et utilisé plusieurs passeports, dont un passeport diplomatique.

 

Le rapport de 2026 établit par ailleurs des liens entre Mme Habitant, Prophane Victor et Rosemila Petit-Frère.

 

Selon les enquêteurs, Mme Petit-Frère échangeait régulièrement des informations avec Mme Habitant et M. Victor.

 

Des informations confidentielles obtenues auprès de policiers corrompus auraient notamment été transmises aux personnes concernées.

 

Le cas de Magalie Habitant illustre ainsi, selon les Nations unies, une dimension moins visible du phénomène des gangs : celle des intermédiaires qui assureraient la circulation de l’information, de l’argent et des relations entre les différents réseaux de pouvoir et de criminalité.

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