Médias et sécurité nationale : le CONATEL sonne l’alerte
- Amitié FM

- 17 avr. 2025
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Dans un communiqué publié le 16 avril, le Conseil National des Télécommunications (CONATEL) monte au créneau face aux dérives médiatiques en période de crise nationale. Il renouvelle son « engagement de franche collaboration avec les patrons des médias », tout en leur rappelant que les ressources de l’État doivent être un véritable service public de communication.
Dans un contexte marqué par « des assauts répétés de groupes armés qui sèment deuils et chaos », le CONATEL insiste sur l'obligation de respecter les clauses contractuelles. L’État attend des médias qu’ils fassent preuve de vigilance et de responsabilité dans l’usage des licences qui leur sont accordées.
Selon le communiqué, le Commissaire du Gouvernement a signalé « des dérives au niveau de certaines émissions de radio » qui participeraient à la détérioration du climat sécuritaire. Ces écarts, bien que minoritaires, seraient en contradiction flagrante avec le décret du 12 octobre 1977, garantissant à l’État le monopole des télécommunications.
Le CONATEL s’inquiète particulièrement des émissions qui « amplifient le message des groupes armés et qui alimentent la psychose de peur généralisée ». Une telle utilisation des ondes compromet l’objectif de stabilité que l’institution cherche à renforcer dans un contexte déjà critique.
En appelant à « la compréhension et la collaboration de tous les patrons de médias », le régulateur espère éviter de recourir aux mesures coercitives prévues par les articles 130, 135 et 137 du décret de 1977. Mais l’avertissement est clair : les sanctions ne seront pas écartées en cas de récidive ou de manquement grave.

PLR





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