Michel Martelly, sanctionné à l’international, candidat à la présidence en Haiti

À quoi servent les sanctions si elles n’empêchent pas leurs bénéficiaires de prétendre à la plus haute fonction de l’État ?
L’enregistrement de Michel Martelly comme candidat de Debloke, vendredi, à la faveur d’un décret autorisant les personnes sanctionnées à prendre part aux élections, soulève de sérieuses interrogations.
L’ancien chef de l’État, mentionné dans un rapport de l’ULCC, fait l’objet de sanctions imposées par les États-Unis, le Canada et l’Union européenne.
Son inscription dans la course présidentielle relance les débats sur la crédibilité d’un processus électoral déjà fragilisé par de nombreuses contestations. Elle met également en lumière les limites de l’efficacité des sanctions internationales dans le contexte haïtien.
Face à ces enjeux, l’établissement de critères électoraux transparents, le respect de l’indépendance judiciaire et une véritable détermination politique sont indispensables.
À défaut, l’impunité risque une nouvelle fois de l’emporter sur l’exigence de responsabilité publique.




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