Les évêques catholiques américains demandent à Trump de stopper les déportations massives d’Haïtiens

Le président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), l’archevêque Paul S. Coakley, a directement interpellé Donald Trump sur les expulsions d’Haïtiens. Dans une lettre adressée le 8 septembre au président américain, il lui demande de mettre fin à la déportation d’un grand nombre de ressortissants haïtiens, invoquant notamment la situation sécuritaire extrêmement difficile en Haïti.
Paul Coakley s’est particulièrement référé au massacre de 47 personnes à Kenscoff, dont certaines avaient trouvé refuge dans une église et parmi lesquelles figuraient des enfants. Pour le président de l’USCCB, renvoyer des Haïtiens dans ces conditions risque de mettre en danger des vies innocentes et de contribuer à l’aggravation d’une crise déjà profonde.
La fin du Temporary Protected Status (TPS) pour les Haïtiens, décidée par l’administration Trump, a placé environ 350 000 ressortissants haïtiens dans une situation de vulnérabilité face à la détention et à l’expulsion. L’archevêque Coakley reconnaît toutefois dans sa lettre que certaines expulsions individuelles peuvent être engagées dans le cadre de la justice et de la sécurité publique, tout en demandant que les familles, notamment celles dont les membres disposent de statuts migratoires différents, soient prises en considération.
Cette démarche intervient après plusieurs prises de position de responsables religieux américains préoccupés par le sort des Haïtiens menacés d’expulsion. Plus de 100 responsables pentecôtistes se sont également réunis à Washington pour exprimer leurs inquiétudes, tandis que d’autres organisations évangéliques ont demandé à l’administration américaine de prolonger la protection temporaire accordée aux Haïtiens.





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