Les policiers kenyans commencent leur retrait, la FRG attendue le 1er avril 2026
- Amitié FM

- 19 mars
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Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU, de concert avec les autorités haïtiennes, a confirmé le déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG) à partir du 1er avril 2026, le Représentant spécial du Secrétaire général, Jack Christofides, a précisé que ce déploiement vise à restaurer durablement l’ordre public. Dans ce contexte, la situation sécuritaire reste largement hors de contrôle, avec près de 80 % à 90 % de Port-au-Prince sous l’influence des groupes armés, révélant l’ampleur de l’effondrement de l’État.
Cette nouvelle force, autorisée dans le cadre de la résolution 2793, doit atteindre environ 5 500 hommes d’ici octobre, avec un premier contingent tchadien appelé à remplacer progressivement les policiers kenyans. L’objectif affiché est de « rétablir durablement l’autorité de l’État » et de créer un environnement sécuritaire minimal en vue des prochaines élections.
Ce déploiement intervient après les résultats limités de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, qui n’a jamais atteint ses effectifs ni ses capacités opérationnelles. Sous-financée, mal équipée et déployée à moins de 40 % de ses moyens initiaux, elle s’est révélée incapable d’enrayer l’expansion de gangs mieux armés et structurés.
Dans ce contexte, le retrait progressif des policiers kenyans — confirmé par le gouvernement kenyan — s’est déjà amorcé, avec un premier contingent de 215 agents arrivé à Nairobi mardi soir, accueilli officiellement par les autorités du pays. La FRG apparaît ainsi comme une tentative de relance sous contrainte, dans un pays où plus d’un million de personnes ont été déplacées et où la violence continue de progresser malgré les interventions étrangères.






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