Le rap drill et la jeunesse haïtienne
- Amitié FM

- il y a 12 minutes
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La drill s’impose comme l’un des genres les plus écoutés par la jeunesse haïtienne.
Porté par le créole et la dureté des réalités des quartiers sensibles de Port-au-Prince, ce mouvement musical divise : adulé par les uns, dénoncé par d’autres qui l’accusent de propager la violence.
Des figures incontournables comme Bourik The Latalay, Jiji 445, King Peliko, Speedy TFK ou Taliban dominent les playlists. Leurs textes sans filtre cartonnent sur YouTube et Spotify.
Parmi les morceaux phares, Anpil Neg de Fresha Gang ou RELAX de Dimilom feat. Dawonn, véritable hymne du genre, mêlent drill et rythmes traditionnels comme le rara.
Un style puissant et controversé
Pour la jeunesse marginalisée, c’est une soupape de colère ; pour ses détracteurs, un vecteur de normalisation de la violence armée.
Le débat sur les limites de la liberté d’expression en Haïti est plus vif que jamais.




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