Le MHAVE appelé à structurer un réseau d’experts de la diaspora haïtienne

La création d’un Réseau des experts de la diaspora haïtienne (REDH) pourrait constituer un levier stratégique pour mobiliser les compétences des Haïtiens vivant à l’étranger au service du développement national.
Placée sous l’impulsion du Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), cette initiative viserait à établir un mécanisme permanent de coopération entre les professionnels de la diaspora et les institutions publiques, les universités, les entreprises et les organisations de la société civile en Haïti.
L’objectif ne serait pas simplement de recenser les compétences disponibles, mais de les mobiliser autour de projets concrets dans des secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, l’économie, l’agriculture, les technologies, la gouvernance, la culture et l’environnement.
La première étape consisterait à établir un cadre institutionnel et juridique définissant la mission du réseau, ses modalités de fonctionnement, ses critères d’adhésion et ses mécanismes de gouvernance.
Un comité de pilotage pourrait être chargé de préparer le lancement et de coordonner les consultations avec les associations de la diaspora, les représentations diplomatiques et les institutions partenaires.
Le MHAVE devrait ensuite lancer un appel international à candidatures afin de constituer un registre numérique volontaire des experts haïtiens établis à l’étranger. Ce répertoire recenserait notamment leurs domaines de spécialisation, leurs qualifications, leur expérience professionnelle, leur pays de résidence et leur disponibilité pour contribuer à des projets en Haïti.
Pour garantir son efficacité, le REDH serait organisé en collèges sectoriels, chacun animé par un coordonnateur chargé d’identifier les besoins, de proposer des initiatives et de formuler des recommandations.
Les experts pourraient ainsi intervenir dans le cadre de missions de conseil, de programmes de formation, de recherches scientifiques, d’échanges universitaires ou de projets de développement territorial.
La mise en place d’une plateforme numérique sécurisée faciliterait également les inscriptions, la recherche de compétences, la publication des appels à projets et le suivi des missions. La protection des données personnelles et la transparence dans la sélection des experts devraient figurer parmi les principes fondamentaux du dispositif.
Le déploiement pourrait s’effectuer en quatre phases : la préparation institutionnelle, le recensement international des compétences, la constitution des collèges sectoriels, puis le lancement opérationnel.
À titre indicatif, le MHAVE pourrait viser le recrutement de 500 experts volontaires, la création de huit collèges sectoriels, la conclusion de vingt partenariats institutionnels et le lancement de dix projets pilotes durant la première année.
Le financement du réseau nécessiterait une ligne budgétaire dédiée, complétée par des partenariats avec les universités, les organismes de coopération et les institutions internationales. Un rapport annuel permettrait d’évaluer les résultats obtenus et les retombées des interventions.
À terme, le MHAVE pourrait inscrire cette initiative dans un Programme national de mobilisation des compétences de la diaspora haïtienne 2027-2030.
L’ambition serait de transformer le capital humain haïtien à l’étranger en une ressource durable pour la reconstruction, l’innovation et le développement du pays, selon des principes de transparence, de réciprocité et de responsabilité.





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