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La transition haïtienne en péril face à la lenteur et aux violences, s'inquiète Antonio Guterres

  • Photo du rédacteur: Jeff Rinvilien
    Jeff Rinvilien
  • 23 janv.
  • 2 min de lecture
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Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a exprimé son inquiétude face à la lenteur alarmante des progrès dans la transition politique en Haïti. Dans un rapport adressé au Conseil de sécurité de l’ONU le 15 janvier 2025, il a souligné que le pays pourrait ne pas atteindre les objectifs fixés par l’accord de gouvernance signé le 11 mars 2024. Cet accord visait à rétablir les institutions démocratiques d’ici février 2026, un délai désormais compromis en raison des retards accumulés.


Les désaccords persistants entre les autorités et les différentes parties prenantes sur des questions clés, telles que le partage du pouvoir et les mécanismes de renforcement de la gouvernance transitoire, ont considérablement freiné l’avancée du processus. Antonio Guterres a également pointé du doigt les allégations de corruption, qui sapent la confiance du public envers cette transition. Il a appelé les dirigeants haïtiens à respecter les principes convenus, insistant sur la nécessité de transparence et d’intégrité pour garantir la crédibilité du processus.


Le secrétaire général a établi un lien troublant entre les échecs politiques et la montée de la violence en Haïti. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021, le pays est plongé dans une transition politique qui dure depuis près de quatre ans. Ce climat d’instabilité a favorisé l’émergence de violences extrêmes, notamment celles perpétrées par des gangs armés. En 2024 seulement, plus de 5 000 personnes ont perdu la vie à cause de ces conflits, selon les estimations.


Antonio Guterres a condamné avec fermeté les massacres commis par des gangs dans des quartiers comme Wharf Jérémie à Cité-Soleil et à Petite-Rivière de l’Artibonite. Il a déploré la brutalité et l’ampleur des violences infligées aux populations locales, qualifiant ces actes d’atrocités. Ces violences, couplées aux blocages politiques, rendent la situation humanitaire et sécuritaire en Haïti particulièrement préoccupante.


Parallèlement, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dit craindre un effondrement catastrophique des institutions nationales de sécurité » en Haïti dans un contexte de sous-financement de la MMAS et de déferlement de violence des gangs.


Malgré ces défis, l’accord politique prévoit toujours que le pouvoir soit transféré à des dirigeants élus d’ici le 7 février 2026. Cependant, sans une accélération significative des efforts et une résolution des tensions internes, cet objectif semble de plus en plus difficile à atteindre. La communauté internationale, tout comme les Haïtiens, attend des actions concrètes pour sortir le pays de cette crise prolongée.

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