La Table sectorielle sur la sécurité évalue les premiers résultats de la FRG
- PLR

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La transition de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) vers la Force de répression des gangs (FRG) a été au cœur d'une réunion spéciale de la Table sectorielle sur la sécurité, organisée mardi 28 juillet à l'hôtel Karibe. Réunissant représentants de l'État, des Nations Unies, de la FRG, du corps diplomatique et de la société civile, la rencontre visait à dresser un premier bilan de la mise en œuvre de la résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations Unies et à identifier les priorités pour la suite des opérations.
En ouvrant les discussions, le directeur exécutif du CARDH-H, Gédéon Jean, a rappelé que la FRG avait reçu pour mandat de « mener des opérations antigang ciblées », de protéger les infrastructures essentielles et de renforcer les capacités de la Police nationale d'Haïti (PNH) et des Forces armées d'Haïti (FAd'H). « Presqu'un an après, quels en sont le bilan, les accomplissements, les difficultés rencontrées et les perspectives ? », a-t-il lancé, faisant de cette interrogation le fil conducteur des échanges.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Carlos Gabriel Ruiz Massieu, a estimé que « la transition vers la FRG constitue une étape importante » dans le soutien international à la sécurité du pays. Il a également souligné que « les progrès sur les volets sécuritaire et politique doivent avancer de manière parallèle », saluant la publication du calendrier électoral, le lancement de l'enregistrement des électeurs et les autres avancées destinées à favoriser un retour à l'ordre démocratique.

Prenant la parole pour la première fois publiquement en Haïti, le représentant spécial de la FRG, Jack Christofides, a assuré que la force était désormais entrée dans une phase pleinement opérationnelle. « La FRG a dépassé la phase de mise en place de la mission et se concentre désormais sur l'exécution de son mandat », a-t-il déclaré, évoquant des opérations déjà menées à Tabarre et à Delmas, tout en affirmant que l'objectif est de réduire l'emprise territoriale des gangs, de sécuriser les infrastructures critiques et de permettre aux institutions haïtiennes d'assurer progressivement la relève.
Les responsables nationaux ont, de leur côté, mis en lumière les contraintes persistantes. Le colonel Edwin Florexil a identifié le déficit de renseignements comme un frein majeur à l'efficacité des opérations, tandis que l'inspecteur général Jacques Joël Orival a évoqué les limites logistiques de la PNH, tout en rappelant certaines avancées, notamment la reprise du Palais national et de ses environs. Les représentants du secteur privé et de la société civile ont, quant à eux, insisté sur l'absence d'un véritable plan national de sécurité, les risques de dommages collatéraux, la recrudescence des enlèvements, la nécessité de renforcer les infrastructures carcérales et l'importance de coordonner étroitement les opérations sécuritaires avec le processus électoral afin de garantir des élections dans des conditions de sécurité suffisantes.





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