L'impuissance des sanctions internationales en Haïti
- Amitié FM

- 11 juil. 2025
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L’imposition de sanctions par le Conseil de sécurité de l’ONU contre les gangs haïtiens "Viv ansanm" et "Gran grif", désignés terroristes par les États-Unis en mai, est un geste nécessaire mais qui sonne cruellement creux face à l’horreur quotidienne en Haïti.
Les chiffres du Haut-Commissariat aux droits de l’homme sont accablants : près de 2 700 morts, dont 54 enfants, en cinq mois ; 1,3 million de déplacés par la violence ; viols, enlèvements et recrutement d’enfants en hausse. Comme le déplore Volker Türk, ces statistiques ne rendent même pas compte de l’ampleur des souffrances.
Pire, les sanctions et désignations semblent totalement inefficaces. Les gangs étendent leur terreur au-delà de Port-au-Prince, comme à Mirebalais où ils ont libéré des centaines de détenus, et chassent désormais les habitants de Lascahobas. L’État est absent, laissant place à des groupes d’autodéfense.
Ces sanctions, bien que symboliquement importantes, révèlent surtout l’impuissance de la communauté internationale à arrêter l’effondrement d’un pays et à protéger sa population livrée à une barbarie sans nom.

Fritz Laventure





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