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L’avenir du pays dépend de la volonté populaire exprimée dans les urnes

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • il y a 18 heures
  • 1 min de lecture

Légitimité perdue, Haïti en suspens


Dix ans sans élections. Dans toute démocratie, une telle anomalie équivaut à une mise en sommeil du contrat social.


En Haïti, ce vide procédural n’est pas une simple carence administrative : il est le cœur même de la crise de légitimité qui ronge l’État.


Sans mandat populaire renouvelé, les gouvernants évoluent dans une zone grise. Leur autorité est contestée, la confiance des citoyens s’effrite.


Les élections ne sont pas un rituel facultatif ; elles sont le mécanisme fondamental de la reddition de comptes et du règlement pacifique des conflits politiques.


Les écarter, c’est ouvrir la voie à l’arbitraire, neutraliser les contre-pouvoirs et installer une gouvernance provisoire qui se prétend permanente.


Ce déficit démocratique n’est pas abstrait. Il entretient l’instabilité, décourage l’engagement civique et nourrit des tensions qui finissent toujours par exploser.


Faute d’élections crédibles, aucun accord, aucune transition ne peut prétendre fonder une légitimité durable.


Restaurer le cycle électoral n’est donc pas une option parmi d’autres. C’est une urgence nationale.


L’avenir du pays dépend de sa capacité à renouer avec la seule source de légitimité qui vaille : la volonté populaire exprimée dans les urnes.


Tout le reste ne sera qu’une prolongation de l’attente.

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