L’autofiction, un genre littéraire qui brouille les frontières du vrai
- Amitié FM

- 16 nov.
- 1 min de lecture

Longtemps cantonnée aux marges de la création littéraire, l’autofiction s’impose aujourd’hui comme l’un des genres les plus explorés par les écrivains contemporains.
Née en 1977 sous la plume de Serge Doubrovsky, cette forme hybride mêle récit de soi et invention romanesque, permettant aux auteurs de transformer leur vie en matière narrative sans se soumettre aux exigences de la stricte vérité autobiographique.
En France comme ailleurs, de jeunes plumes et des voix consacrées – d’Annie Ernaux à Édouard Louis – utilisent l’autofiction pour revisiter leurs origines sociales, leurs traumatismes ou leurs métamorphoses personnelles.
En assumant les zones d’ombre, les ellipses et les projections imaginaires, le genre attire un public curieux de comprendre comment se fabrique une identité.
À l’heure où les récits intimes occupent une place centrale dans le débat public, l’autofiction apparaît plus que jamais comme un espace de liberté littéraire.






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