L’arme nucléaire, ultime passeport pour la paix ?
- Amitié FM
- il y a 11 minutes
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La déclaration de Dmitri Medvedev agit comme un révélateur brutal de l’état du monde. En affirmant que la seule garantie réelle de paix réside dans la possession de l’arme nucléaire, l’ancien président russe met à nu l’hypocrisie d’un ordre international fondé sur des règles inégalement appliquées.
L’exemple nord-coréen, souvent cité, alimente l’idée que la dissuasion nucléaire confère une immunité stratégique face aux pressions et aux interventions extérieures.
À l’inverse, des États comme l’Iran, le Venezuela ou plusieurs pays du Sud global subissent sanctions, menaces et déstabilisations faute de disposer de cet ultime levier.
Ce raisonnement est dangereux, mais il n’est pas dénué de logique dans un contexte de recul du multilatéralisme et d’érosion de la confiance.
Il fragilise davantage le régime de non-prolifération et pose une question centrale : comment garantir réellement la sécurité des États non nucléaires dans un système international dominé par la loi du plus fort ?


