L’Administration Trump révoque la Protection Temporaire (TPS) de plus de 600 000 vénézuéliens
- Amitié FM

- 29 janv.
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L'administration du président Donald Trump a mis fin à la prolongation du statut de protection temporaire (TPS) accordé à plus de 600 000 Vénézuéliens, rapporte le New York Times. Cette décision marque un tournant dans la politique migratoire des États-Unis, quelques jours seulement après le retour du républicain à la Maison-Blanche pour un nouveau mandat de 4 ans. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a signé mardi l’annulation de cette mesure, bien que son département n’ait pas encore confirmé officiellement l’information.
Le statut de protection temporaire permettait aux bénéficiaires d’éviter l’expulsion et leur donnait un droit de travail aux États-Unis. Il s’adresse aux ressortissants de pays où la sécurité ne peut être garantie en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d’autres circonstances exceptionnelles. Joe Biden avait prolongé cette protection pour les Vénézuéliens pendant 18 mois, en raison de la crise humanitaire sévissant dans leur pays sous le régime de Nicolas Maduro. La Maison-Blanche avait également élargi ce programme pour inclure des ressortissants du Salvador, du Soudan, de l’Ukraine et d’autres nations.
Durant son premier mandat, entre 2017 et 2021, Donald Trump avait déjà supprimé la protection temporaire pour des milliers de Salvadoriens, Haïtiens et Nicaraguayens. Son retour au pouvoir s’accompagne d’un durcissement de la politique migratoire, avec la promesse de mettre en œuvre « le plus grand programme d’expulsions de l’histoire américaine ». Il envisage même de mobiliser les forces armées pour renforcer l’application de ces mesures.
La révocation du TPS pour les Vénézuéliens intervient alors que Washington continue de dénoncer le gouvernement de Nicolas Maduro. Les États-Unis ont réaffirmé le « caractère illégitime » de son investiture pour un troisième mandat et ont porté à 25 millions de dollars la récompense pour toute information permettant de l’inculper pour trafic de drogue et corruption. Cette prise de position s’inscrit dans une stratégie plus large de pression contre Caracas.
Selon le Pew Research Center, environ 1,2 million de personnes bénéficiaient du statut de protection temporaire aux États-Unis ou y étaient éligibles en mars 2024, avec les Vénézuéliens comme première nationalité concernée. L’abrogation de cette mesure pourrait avoir des conséquences humanitaires importantes pour des centaines de milliers d’exilés, désormais menacés d’expulsion vers un pays toujours en crise.

PLR





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