Haïti : une violence qui se déplace, un État qui s’efface


À Port-au-Prince, la violence ne recule pas : elle se déplace.
Lorsqu’un quartier semble reprendre son souffle, un autre bascule dans l’horreur.
Le massacre de Kenscoff illustre cette réalité implacable : les gangs adaptent leur stratégie plus vite que l’État ne construit la sienne.
Depuis La Saline, en 2018, les promesses officielles se succèdent, tandis que les territoires perdus s’étendent.
Communiqués, condamnations internationales et annonces sécuritaires ne suffisent plus à convaincre une population qui réclame des résultats plutôt que des déclarations.
L’enjeu dépasse la seule réponse policière ou militaire.
Sans institutions capables de prévenir les attaques, de protéger les civils et de sanctionner l’impunité, chaque offensive ne fait que repousser temporairement la menace vers un autre quartier.
Le pays a besoin d’une stratégie cohérente pour reprendre durablement le contrôle de son territoire.


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