Haïti : les journalistes pris pour cible dans une spirale de violences

La liberté de la presse traverse une nouvelle zone de turbulence en Haïti.
Menaces, enlèvements, agressions et assassinats se multiplient contre les journalistes, dans un contexte où l’insécurité continue de s’aggraver autour de Port-au-Prince.
Le meurtre de Joseph Willard Vancol, directeur de Ti Boukan FM, retrouvé décapité après son enlèvement par le gang 103 Zombies, a entraîné la fermeture de la seule radio locale de Petit-Boucan.
Reporters sans frontières dénonce un nouveau coup porté au droit à l’information.
D’autres professionnels des médias ont également été visés.
Le présentateur Wesly Renaud Jean reste retenu par ses ravisseurs, tandis que trois photojournalistes couvrant des funérailles à Kenscoff ont été violemment frappés par une foule les accusant d’être complices des gangs.
Face à cette succession d’attaques, les organisations de défense de la presse dénoncent l’absence de réaction des autorités et réclament des mesures urgentes pour protéger les journalistes et préserver un espace d’information indépendant en Haïti.





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