Haïti-France : la dette de l’indépendance au cœur du débat sur les réparations


La philosophe Magali Bessone relance le débat sur la justice réparatrice dans son ouvrage Ce que nous devons à Haïti, consacré à l’héritage colonial français.
Invitée sur la RTBF, elle rappelle qu’après sa victoire à Vertières en 1803, Haïti n’a obtenu la reconnaissance de son indépendance par la France qu’en 1825, au prix d’une indemnité de 150 millions de francs-or et d’avantages commerciaux accordés à l’ancienne puissance coloniale.
Selon l’autrice, cette « double dette » – indemnité et emprunts contractés auprès de banques françaises – a durablement entravé le développement du pays tout en enrichissant la France. Elle plaide pour des réparations prenant plusieurs formes : excuses officielles, soutien à la recherche, restitutions patrimoniales et reconnaissance historique.
En 2025, à l’occasion du bicentenaire de cette reconnaissance, l’Assemblée nationale française a adopté une résolution ouvrant la voie au débat sur la reconnaissance, le remboursement et la réparation de cette dette.





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