Emmauel Macron prêt à franchir le pas historique de la reconnaissance de la Palestine
- Amitié FM

- 10 avr. 2025
- 1 min de lecture

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France pourrait reconnaître l’État palestinien dès juin prochain, à l’occasion d’une conférence conjointe avec l’Arabie saoudite à New York. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique diplomatique visant également à obtenir la reconnaissance d’Israël par d’autres États.
Jusqu’alors réticent, Macron semble désormais convaincu que le « moment utile » est arrivé pour appuyer la solution à deux États. Il veut inscrire la France dans un processus collectif en faveur d’une reconnaissance réciproque, après le refus de Paris de s’aligner sur d’autres pays européens en 2024.
Le président a souligné que ce geste permettrait de renforcer la légitimité d’Israël tout en combattant les discours niant son droit à exister, notamment celui de l’Iran. Il souhaite aussi renforcer la sécurité régionale tout en contournant le rejet actuel de cette solution par le gouvernement israélien.
À gauche, l’annonce est saluée comme un acte de justice tardif, réclamé depuis longtemps. Plusieurs figures politiques, comme Fabien Roussel et Mathilde Panot, ont exprimé leur satisfaction, estimant que la France devait suivre l’exemple des 147 pays ayant déjà reconnu la Palestine.
À droite et à l’extrême droite, la méfiance domine : certains jugent la reconnaissance prématurée, voire dangereuse dans le contexte du conflit. Le Rassemblement national, tout en se disant favorable à deux États, accuse Macron d’envoyer un message qui récompenserait le terrorisme.

Fritz Laventure





Commentaires