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Eau contaminée en Haïti : après l’aveu, l’heure des comptes pour James Monazard

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    Amitié FM
  • il y a 36 minutes
  • 1 min de lecture

Le ministre du Commerce, James Monazard, a eu le mérite de la clarté : reconnaître que plus de 92 % de l’eau consommée dans la région métropolitaine est non conforme constitue un acte rare dans un paysage institutionnel souvent opaque.


Mais un aveu, aussi spectaculaire soit-il, ne vaut pas action. Et encore moins réparation.


Car au-delà des annonces de contrôles renforcés, la question centrale demeure entière : quel suivi concret l’État entend-il assurer, et dans quels délais ?


L’histoire administrative haïtienne est saturée de plans d’action sans exécution, de cadres réglementaires sans application, de promesses recyclées en politiques publiques.


Or, dans ce cas précis, il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement marginal, mais d’un risque sanitaire massif, documenté, ancien et systémique.


Comment un État peut-il tolérer, pendant des années, un marché largement informel et hors contrôle ?


La responsabilisation du secteur privé est nécessaire, mais elle ne saurait masquer la défaillance première de la puissance publique.


Un suivi crédible implique des mesures immédiates : publication régulière des analyses, fermeture des unités non conformes, sanctions effectives, et surtout coordination avec le ministère de la Santé pour prévenir une crise sanitaire silencieuse.


Sans cela, les “contrôles renforcés” ne seront qu’un slogan administratif de plus.


En matière d’eau potable, le temps bureaucratique est un luxe dangereux. Chaque jour d’inaction prolonge une exposition collective au risque. L’État doit agir vite et bien.

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