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CPT : À l’approche du 7 février, le spectre du vide institutionnel plane encore

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • 16 janv.
  • 2 min de lecture

À quelques jours de l’échéance du 7 février, l’incertitude institutionnelle demeure totale. Aucune alternative concrète n’a, à ce jour, été officiellement proposée par le Conseil présidentiel de transition (CPT) pour combler le vide présidentiel annoncé.


Le silence est tout aussi préoccupant du côté des partis politiques, dont la majorité est pourtant signataire ou partie prenante de l’accord du 3 avril 2024 censé baliser cette transition.


En début de semaine, le conseiller-président Lesly Voltaire a réaffirmé que les membres du CPT quitteront la Villa d’Accueil le 7 février, conformément aux dispositions de l’accord politique et du décret ayant institué le Conseil présidentiel de transition. En rappelant l’échéance sans annoncer de mécanisme de succession clair, il alimente davantage l’angoisse d’un pays déjà fragilisé par l’insécurité, la paralysie économique et l’érosion continue de la légitimité de l’État.


Pourtant, les scénarios ne manquent pas. Plusieurs options circulent, sans qu’aucune ne soit formellement assumée ni débattue publiquement.


La réduction du CPT au profit d’un exécutif bicéphale figure parmi les hypothèses, que ce soit avec l’actuel Premier ministre ou avec un nouveau chef de gouvernement.


D’autres évoquent la mise en place d’un tandem associant un juge de la Cour de cassation à un gouvernement dirigé par Fils-Aimé ou une autre figure politique.


Certains schémas reprennent, presque à l’identique, les formules transitoires déjà expérimentées, tandis qu’une option plus radicale consisterait à laisser l’actuel chef du gouvernement assumer seul la mission d’organiser les élections et de transmettre le pouvoir à des autorités élues et légitimes.


Le problème n’est donc pas l’absence d’options, mais l’absence de décision.


À force de tergiversations, le CPT et les forces politiques qui l’accompagnent donnent l’impression de subir les événements plutôt que de les orienter.


Or, dans un contexte aussi explosif, l’improvisation ou le vide institutionnel pourrait avoir des conséquences irréversibles.


Ne pas préparer clairement l’après-CPT, c’est prendre le risque d’un nouvel effondrement de la confiance citoyenne et d’un approfondissement de la crise de gouvernance.


Il revient donc au Conseil présidentiel de transition, ainsi qu’aux partis signataires de l’accord du 3 avril 2024, de sortir de l’ambiguïté.


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