À l’approche du 7 février, la classe politique accélère les manœuvres post-CPT
- Amitié FM
- il y a 6 heures
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Plusieurs partis politiques haïtiens et organisations de la société civile ont entamé, en amont de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) prévue le 7 février 2026, une série de consultations pour définir une alternative à l’institution actuelle en visant un pacte d’engagement national. Selon le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), ce travail préparatoire cherche à harmoniser des propositions divergentes afin de présenter un cadre de gouvernance crédible aux acteurs politiques et à la population.
Dans ce processus, l’Initiative du 24 Avril, représentée notamment par l’ancien sénateur Jean Renel Sénatus, a insisté sur l’idée de confier la transition à un juge de la Cour de cassation, malgré des désaccords entre ses partisans. Cette proposition, portée par plusieurs coalitions lors de manifestations et sit-ins, entend faire du pouvoir judiciaire l’axe central de sortie de crise, affirmant que le CPT a échoué à restaurer la normalité institutionnelle et sécuritaire.
Sur le plan international, l’Organisation des États américains (OEA) a réitéré son appel à une entente nationale formelle avant le 7 février pour éviter un vide institutionnel et encourager une transition pacifique, tout en s’engageant à soutenir un dialogue inclusif après cette date. Les responsables de l’OEA ont fait valoir publiquement qu’il est urgent de trouver un consensus pour accompagner Haïti vers des élections crédibles, au regard des risques d’impasse politique à l’approche de la date butoir.
Dans ce contexte tendu, Monseigneur Pierre-André Dumas, évêque de l’Anse-à-Veau et Miragoâne, a accepté de jouer un rôle de médiateur national entre acteurs politiques, économiques et de la société civile. Sa démarche, sollicitée par une quinzaine de coalitions et soutenue par certaines institutions internationales, vise à rapprocher les positions divergentes avant l’échéance du 7 février, mais elle a été rejetée par d’autres acteurs politiques, qui estiment que la médiation ne doit pas remplacer des négociations directes ou imposer un cadre unique à un processus déjà fragile.

PLR

