top of page
Amitie fm.png

Comment penser la solidarité en Haïti ?

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • 23 nov.
  • 1 min de lecture
ree

Comment parler de vie commune dans un pays où l’espace public s’est effondré, où chacun se replie derrière des murs, des milices privées ou l’exil ? C’est justement parce que la fracture semble irréparable qu’il faut oser remettre cette question au centre.


Pendant des décennies, Haïti n’a pas construit une communauté politique, mais une juxtaposition de mondes étanches : la ville contre la campagne, les élites contre la majorité, l’État contre les citoyens. Ce n’est pas seulement la violence qui empêche la vie commune : c’est la méfiance.


Penser une vie commune, ce n’est pas rêver d’un unanimisme artificiel ni d’un retour à un passé idéalisé. C’est accepter une vérité simple : Haïti ne sera pas sauvée par un homme providentiel, mais par un pacte minimal sur ce que nous refusons — l’impunité et l’indignité — et sur ce que nous exigeons : la sécurité comme droit, l’État comme service, la justice comme fondation.


Cela commence petit. Là où des quartiers recréent des formes d’organisation, où des écoles tiennent debout malgré tout, où la langue créole rassemble mieux que n’importe quel discours, où la diaspora cesse d’être seulement une ressource financière pour devenir une ressource politique et morale.


Comment voulons-nous nous reconnaître ? Une vie commune n’est pas l’absence de conflits, mais l’existence de règles pour les traverser sans se détruire.


Repenser la vie commune, c’est refuser la fatalité et admettre qu’un pays commence le jour où ses habitants décident qu’ils ne sont pas seulement voisins, mais destinés à faire société.


 
 
 

Commentaires


Abonnez-vous à notre newsletter

  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram

Merci pour votre envoi !

© 2024 Amitié FM - Tous droits réservés

bottom of page