Bukele obtient le feu vert de Trump pour renforcer massivement son dispositif militaire contre les gangs


Le président salvadorien Nayib Bukele aurait obtenu l’accord tacite de son homologue américain Donald Trump avant de lancer le déploiement de milliers de soldats en Haïti. Selon une enquête publiée le 30 octobre par le média américain Axios, les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone mardi dernier, au cours duquel Trump aurait répondu à Bukele : « Faites ce que vous avez à faire ».
Cette opération intervient après l’attaque du 18 octobre à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets, au cours de laquelle quatre techniciens militaires salvadoriens membres de la Force de répression des gangs (FRG), soutenue par l’ONU, ont disparu.
Après l’envoi initial de 100 agents de forces spéciales, suivi d’un deuxième contingent, San Salvador a considérablement renforcé sa présence, avec environ 2 000 militaires déployés au 29 octobre, selon Reuters, pour une opération présentée comme une mission de recherche et de lutte contre les groupes armés.
D’après les informations rapportées par Axios, Bukele aurait également proposé à Washington de prendre en charge la pacification d’Haïti au nom des intérêts américains, mais le secrétaire d’État Marco Rubio aurait préféré maintenir le dossier haïtien à distance des priorités de l’administration Trump. Sa demande de drones et d’avions de transport militaires américains aurait été officiellement rejetée, tandis que la Colombie pourrait servir d’intermédiaire pour faciliter l’approvisionnement de ses troupes sans implication américaine directe.





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