9 000 nouveaux déplacés et 22 000 migrants déportés en novembre 2025 selon l'OIM
- Amitié FM

- 16 déc. 2025
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En novembre 2025, plus de 9 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite sous la pression des gangs armés. Selon l’OIM, ces déplacements « accentuent la pression sur des sites déjà surpeuplés et sur les communautés hôtes », dans un contexte humanitaire jugé de plus en plus critique.
L’organisation internationale affirme que « la situation humanitaire dans le pays s’est aggravée », notamment pour les ménages déjà fragilisés par les ouragans et incapables de se reconstruire. Haïti compte désormais plus de 1,2 million de déplacés internes, conséquence directe de l’insécurité persistante imposée par les groupes armés.
Parallèlement, près de 22 000 migrants ont été déportés vers Haïti pour le seul mois de novembre. À leur arrivée, l’OIM indique avoir fourni « une assistance immédiate, incluant nourriture, eau, aide en espèces et kits d’hygiène », en coordination avec les autorités et des partenaires locaux.
Dans les zones touchées par le conflit, l’OIM précise qu’elle ne se limite pas à l’urgence, mais soutient aussi « des solutions durables portées par les communautés », à travers la réhabilitation d’infrastructures et la réintégration socioéconomique. Toutefois, l’institution alerte sur le fait que « le manque de financement prive de nombreuses personnes d’un soutien indispensable » et freine toute perspective durable.
Cette dégradation sécuritaire a été illustrée par l’attaque meurtrière de Pont-Sondé, le 29 novembre, où des bandits ont tué 15 personnes et incendié environ 500 maisons. Face à ce drame, le pouvoir intérimaire est resté silencieux, alimentant les critiques d’une population qui dénonce l’inaction des autorités et leur enlisement dans la corruption, tandis que la terreur des gangs se poursuit.

Fritz Laventure





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