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Reynold Deeb a déposé une demande devant la Cour fédérale du Canada visant à obtenir son retrait de la liste de sanctions

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • 8 mai 2024
  • 2 min de lecture

Reynold Deeb, un dirigeant haïtien sanctionné par le gouvernement canadien en décembre 2022, affirme que le Canada a utilisé sa propriété pour évacuer ses citoyens par hélicoptère lors d'une période de violence croissante en Haïti. Malgré sa collaboration avec le gouvernement canadien dans ces évacuations et dans des exercices de formation policière, les sanctions à son encontre n'ont pas été levées.


M. Deeb a déposé une demande devant la Cour fédérale remettant en question l'utilisation de sa propriété par le gouvernement canadien tout en maintenant les sanctions à son encontre. Il soutient que son inscription sur la liste des sanctions du Canada est erronée et qu'elle a de graves conséquences sur sa réputation.


Les sanctions contre M. Deeb et deux autres membres de l'élite économique haïtienne ont été imposées en raison de leur soutien financier et opérationnel aux gangs armés et à des actes de corruption, selon le gouvernement canadien. M. Deeb conteste ces allégations et a déposé une demande devant la Cour fédérale pour être retiré de la liste des sanctions, en affirmant que le gouvernement canadien n'a pas fourni de preuves à l'appui de ces accusations.


Les avocats de M. Deeb soulignent qu'il est un homme d'affaires respecté. Ils remettent en question les décisions du gouvernement canadien, affirmant qu'elles sont fondées sur des preuves insuffisantes.


Par ailleurs, un rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies publié en septembre 2023 mentionne des preuves impliquant M. Deeb dans des activités de financement de gangs et de corruption. Les avocats de M. Deeb nient ces allégations, affirmant qu'il est lui-même victime des activités des gangs en Haïti.


Reynold Deeb fait partie des 11 Haïtiens sanctionnés par le Canada en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales pour violation grave de la paix et de la sécurité internationales. Sa demande devant la Cour fédérale vise à obtenir le retrait de sa liste de sanctions et à contester la décision du gouvernement canadien.


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