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Michel DeGraff : la marginalisation du créole est un instrument de domination néocoloniale

  • Photo du rédacteur: Amitié FM
    Amitié FM
  • 24 juin
  • 1 min de lecture

Dans son livre “Lang a nou, Our Own Language”, le linguiste Michel DeGraff défend une idée forte : la place secondaire accordée au créole haïtien ne relève pas du hasard, mais d’un mécanisme de pouvoir qui freine l’émancipation du pays.


Selon lui, le français continue d’occuper une position privilégiée dans les institutions, la justice et l’enseignement, alors que le créole est la langue comprise et parlée par l’ensemble des Haïtiens.


Cette situation crée une profonde fracture sociale et politique.


DeGraff y voit une forme de domination héritée de la période coloniale et perpétuée par certaines élites.


L’ouvrage montre également comment l’école, en privilégiant le français, contribue à maintenir les inégalités et à écarter une grande partie de la population de l’accès au savoir.


L’auteur souligne que cette exclusion linguistique a parfois aggravé les conséquences de crises majeures.


DeGraff rappelle que la question linguistique touche directement à la démocratie, à l’égalité des chances et aux droits fondamentaux.


Son travail constitue une contribution importante à la réflexion sur la souveraineté populaire et l’inclusion citoyenne.

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