L'OEA sous pression américaine : réformer ou périr ?
- Amitié FM

- 28 juin 2025
- 1 min de lecture

St. John's, Antigua-et-Barbuda, 26 juin 2025 –
Lors de l'Assemblée générale de l'Organisation des États américains (OEA), Christopher Landau, secrétaire d'État adjoint américain, a lancé un avertissement sans équivoque : l'organisation doit démontrer son utilité face aux crises régionales ou risquer le désengagement des États-Unis.
Dans un discours franc prononcé à St. John's, Landau a pointé du doigt l'inaction perçue de l'OEA devant les graves crises au Venezuela et en Haïti.
Il a qualifié l'élection vénézuélienne de 2024 de "volée de manière éhontée" et dénoncé la récente mainmise controversée de Caracas sur l'Essequibo guyanais.
Concernant Haïti, il a décrit un État en déliquescence contrôlé par des gangs, soulignant le coût financier exorbitant (près d'un milliard de dollars) supporté par les États-Unis pour la force de sécurité internationale actuelle.
"Si cette organisation n’est pas disposée ou est incapable de réagir... alors nous devons nous demander où est l’utilité de cette organisation", a déclaré Landau, rappelant que l'OEA est actuellement sous examen par l'administration Trump.
Cet examen, ordonné par décret présidentiel, vise à déterminer si l'adhésion américaine sert les intérêts nationaux et pourrait conduire à un retrait.
Landau a néanmoins tendu "la main de l’amitié", appelant à une collaboration constructive pour bâtir des "économies jaguars" dans les Amériques et soutenir les peuples du Venezuela et d’Haïti par des actes, non des paroles.
Il a aussi vivement soutenu la candidature de Rosa María Payá à la Commission interaméricaine des droits de l’homme.
Le message est clair : l'OEA doit prouver sa pertinence par des résultats tangibles, sous peine de perdre le soutien crucial de Washington.

Fritz Laventure





Commentaires