Jacques Desrosiers prend la tête du CEP et promet une meilleure gestion de l’institution électorale
- Amitié FM

- 14 oct.
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Le Conseil électoral provisoire (CEP) a officiellement accueilli, ce lundi 13 octobre 2025, Jacques Desrosiers comme nouveau président, à la suite de l’élection d’un nouveau bureau. La cérémonie d’installation, tenue dans les locaux du CEP à Pétion-Ville, a marqué un tournant symbolique pour la machine électorale haïtienne.
Dans son discours d’adieu, Patrick Saint-Hilaire a défendu sa décision comme un acte de responsabilité, affirmant avoir quitté ses fonctions la conscience tranquille. « Je n’ai pas fui les difficultés, j’ai simplement achevé une étape de service dans la transparence et la dignité », a-t-il précisé, saluant ses collègues pour leur collaboration.
Le nouveau président, Jacques Desrosiers, issu du secteur de la presse, a été élu à l’unanimité par ses pairs. Ancien secrétaire général de l’Association des journalistes haïtiens (AJH), il s’est engagé à renforcer la crédibilité du CEP et à rétablir la confiance dans le processus électoral.
« Nous allons consolider les acquis et redonner de la vigueur à cette institution », a déclaré Desrosiers dans son allocution d’investiture, sous les regards attentifs des représentants du PNUD, du BINUH et de plusieurs diplomates présents. Il a mis l’accent sur trois principes fondateurs de sa présidence : la transparence, la responsabilité et l’innovation.
Le nouveau bureau du CEP réunit des représentants de divers secteurs de la société haïtienne : Me Jaccéus Joseph, du secteur paysan, occupe la vice-présidence ; Peterson Pierre-Louis, du secteur protestant, assure le secrétariat ; et Nemrod Sanon, du secteur syndical, agit comme trésorier. À leurs côtés figurent Schnaïda Adely, Yves Marie Édouard, Rose Thérèse Magalie Georges et Marie Florence Mathieu, représentant respectivement les secteurs vaudou, de la femme, des droits humains et universitaire.
Si cette diversité est perçue comme un signe d’équilibre, plusieurs observateurs appellent néanmoins à la prudence. Dans un contexte de violence persistante et de défiance institutionnelle, Jacques Desrosiers devra démontrer que le CEP peut, cette fois, tenir ses promesses et mener le pays vers des élections crédibles.

PLR





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